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"AGREDIANCE"
pour
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par le
bien-être relationnel,
personnel, conjugal, familial,
scolaire, professionnel, sociétal.

Association loi de 1901 SIRET 52090347700013 CODE APE 8559A

 

agrediance@hotmail.fr

Tel : 06 19 26 61 07

Siège : 812 Chemin de La Ciotat 83150 BANDOL

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Association pour promouvoir la PAIX
Mercredi (28/06/17)
Conte du serpent et du paon.

Il était une fois un serpent noir qui, pris de peur devant cet animal inconnu, ou envieux de la beauté de ses couleurs, avait mordu un magnifique paon à la patte.
Cette blessure lui avait fait si mal qu’il avait hurlé, et hurlé durant longtemps.
Au fil du temps, alors que la douleur s'était petit à petit atténuée jusqu'à disparaître, il se rendit compte que, sous l'effet du venin, les couleurs de son plumage avaient perdu leur éclat et s’étaient noircies.
Il en devint tout triste.
Il s'isola de plus en plus souvent de son groupe afin d’éviter les comparaisons et aussi parce que son humeur le rendait insupportable.
Seul, plein de ressentiments, il errait dans la campagne.
C'est ainsi qu'il rencontra une taupe incapable de distinguer ses couleurs. Cependant, au son de ses "Léon " désespérés, elle comprit son problème.
Elle lui suggéra de super techniques pour se dépolluer du venin.
Il lui fallut beaucoup de temps, mais, encouragé par ses progrès, il réussit à retrouver sa majesté.
Il réintégra alors son groupe parmi lequel, malgré quelques petites taches noires résiduelles, il trouva une jolie compagne pour fonder une heureuse famille.

Moralités :

1) Quand le diamant de notre paix intérieure est recouvert du poison de la violence, il ne réfléchit que des ombres.

2) Faut-il continuer de souffrir d'avoir souffert ?
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 16:43 dans la rubrique "Contes".
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Jeudi (09/03/17)
Conte des lampes à huile. Il était une fois un royaume où, bien qu’il soit obligatoire pour chacun d’avoir une lampe à huile, aucune loi n’obligeait à détenir de l’huile en réserve. C’est ainsi que souvent, des gens se trouvaient prisonniers de sombres ténèbres dont ils ne sortaient difficilement qu’avec l’aide d’un spécialiste. L’idée vint alors de constituer un petit groupe de personnes, afin de faciliter l’achat et la diffusion de l’huile. Pleines d’énergie et d’idées, quelques unes constituèrent une association afin de s’entraider. Très vite, elles furent rejointes par d’autres pour l’achat groupé d’huile de manière à en avoir toujours en avance. Cependant, quoique beaucoup trouvent l’idée séduisante, le nombre de prévoyantes restait toujours insuffisant pour garantir l’éclairage du royaume lors des obscurités régulières dues aux violences et autres accidents. D’autant que certaines s’engageaient une année, puis, n’ayant peut-être pas encore utilisé toute leur huile, oubliaient de renouveler leur adhésion… Et c’est toute l’ambiance du royaume qui devenait de plus en plus sombre.
Gardant courage, la petite équipe décida alors de mettre sur pied de grandes manifestations publiques afin de sensibiliser plus de personnes à son existence et à son utilité. Moyennant une somme modique, chaque année, tout le monde pouvait acquérir de l’huile afin d’en avoir toujours en réserve, voire pour la partager. Un nombre de plus en plus grand s’engagea à lutter contre les ténèbres. Et c’est ainsi que cette idée fit tache d’huile. Tous les habitants de ce royaume se trouvèrent enfin confiants car bien outillés pour rester dans la lumière et dans la paix.
Moralité : adhérer à un projet collectif, et plus particulièrement le nôtre, permet d’être acteur de paix dans sa vie et dans toute la société.
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 12:22 dans la rubrique "Contes".
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Mercredi (14/12/16)
conte de Noël
Conte de Noël. Il était une fois un enfant fort capricieux qui était très malheureux le jour de Noël car ses souliers ne contenaient jamais tout ce qu’il voulait. Le matin du 25 décembre devenait son pire cauchemar car en plus, les punitions tombaient devant ses colères et bouderies. Une année, malade dès avant les vacances, il se retrouva à la campagne chez sa grand-mère. Celle-ci lui demanda de l’aide pour confectionner des cartes de vœux, des sablés à mettre en sachets, des étoiles à coller aux fenêtres, des couronnes scintillantes, des bougies parfumées, de menus cadeaux. Les journées étaient si remplies qu’il en oublia sa liste de jouets et même la TV avec toutes ses publicités. Tant et si bien, qu’après avoir vu le plaisir des personnes visitées avec sa grand-mère, il ne pensa plus qu’à la joie qu’aurait chaque membre de sa famille en découvrant ses créations. Plein d’impatience, il attendit le grand moment où il les distribuerait et découvrit ainsi le bonheur de faire plaisir. Tout le monde fut enchanté et lui-même comprit la merveille d’être le Père Noël des autres.
Moralité : Avec des désirs exagérés, l’Être humain se génère d’énormes frustrations et agressivités. « Le plaisir le plus doux est de faire celui des autres » ou « il y a plus de plaisir à donner qu’à recevoir »
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 18:30 dans la rubrique "Contes".
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Dimanche (04/10/15)
CONTE de l'âne tombé dans un puits
Conte de l’âne tombé dans un puits.

Un jour, l'âne d'un fermier tomba dans un puits.
L'animal cria durant des heures pendant que le fermier tentait de trouver un moyen pour l'en sortir. Finalement, le fermier décida que l'animal était trop vieux, et que le puits avait besoin d'être recouvert : ça ne valait donc pas la peine de sauver l'âne. Il invita tous ses voisins à l'aider : ils attrapèrent leurs pelles et commencèrent à couvrir l'âne de terre.
Au début, l'âne cria de plus belle en se rendant compte de ce qui était en train de se passer. Puis, après quelques instants, l’âne cessa de crier, ce qui étonna tout le monde. Après quelques coups de pelles supplémentaires, le fermier fut pétrifié de ce qu’il était en train de voir : à chaque kilo de terre qui lui arrivait sur le dos, l’âne faisait quelque chose d’extraordinaire… Il secouait la terre de son dos, et montait un pas plus haut au dessus de la terre !
Au bout d’un moment, tout le monde fut stupéfait de voir que l’âne venait pas à pas de sortir du puits!

Moralité: La vie parfois nous envoie sur le dos des difficultés (terre). La clé, pour sortir du trou, est de nous secouer, et de faire un pas vers le haut. Toutes nos difficultés sont une opportunité pour nous de monter d’un cran. Nous pouvons tous sortir des puits les plus profonds, pas à pas, et surtout en poursuivant toujours l’effort ! Secouons-nous et faisons un pas vers le haut! Cela nous permettra de sortir du trou, et en plus, de prendre notre envol dans notre vie...
Conte cité dans le livre de Christine LEWICKI "J'arrête de râler"
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 22:06 dans la rubrique "Contes".
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Lundi (13/04/15)
Les deux Rois
Conte des Deux Rois. Il était une fois un lointain royaume qui vivait dans la peur. Alors que sa peau était claire, le roi de ce pays de ténèbres était appelé le Roi Noir. Toute sa cour était composée de loups, de chauve-souris, de sorcières et fées maléfiques. Sa garde royale était constituée de dragons, d’aigles, d’ours terrifiants, d’araignées et de serpents. En permanence, le peuple entier vivait dans la crainte. Personne n’osait bouger de chez soi. Chacun se contentait du strict nécessaire pour vivre. Dès leur naissance, les enfants étaient limités dans leurs désirs ; ils apprenaient vite à se soumettre aux terreurs de leurs parents. Attention aux gardes royaux, à la pollution, aux autos, aux maladies, aux méchants, aux chutes, au chômage, aux inconnus, aux risques, … !!! Avec cet environnement, leur avenir était aussi sombre que les ténèbres dans lesquelles était plongé le royaume.
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 10:39 dans la rubrique "Contes".
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Lundi (19/01/15)
Mélodie et le point K
Mélodie et le point K.

Il était une fois, une enfant de huit ans, appelée Mélodie. Quand tout allait bien, elle était comme une douce musique dans la maison. Mais, quand elle avait faim ou sommeil, comme beaucoup d'enfants, elle ne faisait que des bêtises : elle criait, renversait les objets, embêtait tout le monde au lieu de dire son besoin. Alors, elle se faisait gronder et se sentait très malheureuse. Un soir, seule au restaurant avec ses grands-parents, en attendant son menu enfant, elle battait la mesure avec deux verres. Interpellée par un voisin, elle continua doucement avec ses couverts, mais il la gronda. À ce moment-la, elle constata que tout le monde était servi sauf elle ! Son papy se renseigna : son assiette avait été oubliée !!! Le temps de cuire de nouvelles frites, la colère lui monta... Alors, une dame s'approcha d'elle et lui demanda : "Connais-tu le point K ?" Voyant que Mélodie était étonnée, elle lui expliqua : "Le point K est sur le côté de la main avec laquelle, d'un coup sec, on peut casser une brique". - « Ah ?!… » - « Tu vois, avec tes deux mains, on va tapoter dessus et dire en même temps cette phrase : même avec cette colère, je m’aime et m’admire infiniment. » Toute la table fut étonnée, mais Mélodie se calma rapidement, et son sourire était revenu quand son assiette fut servie. Elle demanda alors à sa mamy si elle voulait bien apprendre le point K à sa maman pour quand, elle aussi, se mettrait en colère…. SSa août 14

Moralité. La frustration amène de l’agressivité qui donne une mauvaise image de soi, et qui, à la longue, détruit l’estime et la confiance en soi.

Le point K est un élément de l’EFT (1) : technique de libération émotionnelle, sorte d’acupuncture par tapotements en différents points, sans aiguille, qui permet le déblocage émotionnel de la frustration, la tristesse, la colère, le mépris, les tensions, la douleur, les troubles toxiques, …

(1) Merci à Isabelle et Hervé ROBBES de leur présentation lors d’un stage avec Odyssee-interieure.fr
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 17:11 dans la rubrique "Contes".
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Samedi (01/03/14)
L’Ogre et les chocolats

 Il était une fois, bien installé au plus secret d’une petite fille, un ogre. Pour s’introduire en elle, il avait emprunté le chemin de sa peur, de sa colère,  de sa tristesse et de son impuissance de petite fille, lors d’une violente dispute dont elle avait été témoin. Et depuis, l’ogre se nourrissait de ses sentiments négatifs chaque fois qu’elle rencontrait une contrariété. Cependant, elle ne le sentait pas en elle, mais le voyait dans les personnes à l’origine de ces situations. Une fois, c’était le professeur d’histoire après une mauvaise note ; une autre fois, une amie qui avait trahi un secret ; ensuite, ce garçon qui avait refusé de danser avec elle. Puis, elle était devenue une jeune fille. Quand elle était comblée, elle était dynamique, souriante et entourée de personnes positives. Mais, quand quelqu’un de son entourage lui amenait du désagrément, elle devenait triste et apeurée, persuadée que l’ogre imaginé dans l’autre allait la manger.

A l’approche d’un Noël, sa vie devint impossible au travail tant elle était persuadée qu’un de ses collègues s’était transformé en ogre lors d’une réunion où celui-ci avait critiqué son travail. Depuis, elle avait du mal à supporter son odeur un peu négligée ainsi que tout ce qu’il faisait. Sa peur devenait une telle obsession qu’elle dut prendre un congé sur les conseils de son médecin. Une amie bienveillante vint lui rendre visite et lui expliqua qu’il y avait peut-être une solution. Elle avait entendu dire que le Nouvel An était une bonne occasion pour restaurer une relation plus harmonieuse là où il y avait des tensions. Elle lui suggéra de transformer sa peur et ses sentiments négatifs en douceurs afin de les offrir avec ses meilleurs vœux à « l’ogre vu dans le collègue». Elle passa donc un après-midi entier à confectionner des truffes en chocolat qu’elle emballa dans un joli papier de couleur. Plusieurs fois, elle se lava précautionneusement les mains et imagina ainsi éliminer sa propre agressivité. Elle mit tant de cœur à l’ouvrage que le soir, elle se sentit déjà plus légère et confiante.

Lorsqu’elle reprit le travail, un peu intimidée, elle donna les chocolats à ce collègue avec qui elle put alors parler plus sereinement de l’organisation de la vie au bureau. Elle entendit que son collègue avait quelques soucis familiaux qui perturbaient son investissement, et comprit qu’elle pouvait désormais lui faire plus confiance. Rentrée chez elle, elle téléphona à son amie pour lui raconter la journée et lui dire merci de se sentir libérée de l’ogre ; il avait mangé les chocolats à la place des sentiments négatifs et s’était tout simplement rabougri jusqu’à disparaître ! 

Moralité : Cultiver ses sentiments positifs fait perdre du poids à notre ogre intérieur.

 Le changement arrive quand tu décides de faire le premier pas.

Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 09:49 dans la rubrique "Contes".
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Mardi (01/10/13)
Le détecteur de métaux

Il était une fois un jeune enfant très fier de la chaîne et de la médaille reçus à sa naissance. Il les portait ostensiblement sur ses vêtements et les faisait admirer à tout le monde autour de lui. Un jour, son père lui proposa de l’emmener en bateau sur l’étang à côté de leur maison. Par prudence, sa maman lui demanda d’ôter ses bijoux et de les ranger dans sa chambre. Mais lui, refusant de s’en séparer, les plaça discrètement dans son petit porte-monnaie avec toutes les pièces reçues pour ses anniversaires. Et le porte-monnaie partit en bateau dans la poche du pantalon… Malheureusement, en ôtant ses habits pour plonger et se baigner, le porte-monnaie tomba à l’eau et alla se cacher dans la vase. Malgré ses nombreux plongeons avec masque et tuba, ses efforts pour le retrouver restèrent vains. Rentré chez lui, il s’enferma dans sa chambre et pleura longtemps avant de s’endormir. Le lendemain, ce fut un enfant triste qui reprit le chemin de l’école. Il prétexta vouloir protéger sa chaîne et sa médaille en les laissant dans sa chambre, afin d’éviter d’expliquer leur absence. Mais, il devint tantôt taciturne, tantôt agressif, tant il pensait avoir perdu toutes ses richesses, coupé des merveilles qui le faisait rayonner de vie.

Un jour, à son tour devenu père, il retourna vers l’étang de son enfance, et, envahi de nostalgie, il songea à ses bijoux cachés dans la vase. Des larmes lui montèrent aux yeux tant il pensa à ce qu’aurait été sa vie s’il avait bien pris soin de son trésor.

Alors, une idée lui vint ; il acheta un détecteur de métaux et, tous les samedis matin, il sonda l’étang. Au début, il ne découvrit que quelques boîtes de conserve, puis, des objets divers et hétéroclites qu’il utilisât pour créer des sculptures originales. Enfin, un jour, sa patience fut récompensée : il retrouva toutes ses richesses qui, une fois lavées, scintillèrent de tous leurs feux….

 

Moralité : Pour s’adapter aux attentes de ses parents, de l’école, de la société, l’enfant refoule de nombreux désirs et enterre des qualités et des aptitudes. Il lui faudra parfois beaucoup de temps, et de l’aide, pour sonder ses zones de mal-être et faire émerger ses richesses intérieures.
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 09:50 dans la rubrique "Contes".
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Vendredi (01/02/13)
Nono le perroquet

Il était une fois un perroquet nommé Nono qui vivait dans une famille de trois enfants. Ceux-ci désobéissaient tellement à leurs parents qu’ils en étaient désespérés. En fait, les parents ignoraient que Nono avait une surdité partielle. Du coup, quand ils disaient à l’un : « Ne touche pas le vase, tu vas le casser », Nono répétait : « Touche le vase, tu vas le casser ». A un autre : « Ne mets pas tes sandales, il pleut », Nono répétait : « Mets tes sandales, il pleut ». Et au grand, quand ils lui recommandaient : « N’oublie pas ton livre de maths », il disait : « Oublie ton livre de maths ». De même, tous les « Ne fais pas ci, ne fais pas ça » se transformaient en « Fais ci, fais ça ». C’était une véritable catastrophe dans cette famille mais personne ne se rendait compte que Nono ignorait les négations.

 Un jour, un lointain cousin vint leur rendre visite et fut fort attristé de la mauvaise ambiance qui régnait dans la maison. Il se changea les idées en contemplant les couleurs vives de Nono quand la maman demanda : « Ne faites pas les imbéciles, je suis fatiguée ». Il entendit alors Nono dire : « Faites les imbéciles, je suis fatiguée » et resta tout éberlué. Il se précipita vers les parents et leur dit : « J’ai trouvé la solution pour amener plus d’obéissance et de calme chez vous. Il suffit de parler positif et ainsi Nono vous sera une aide pour être entendus ». Dès lors, les parents osèrent chercher de nouvelles phrases comme : « Tu as envie de toucher le vase mais il est fragile », « Quand il pleut, c’est mieux de mettre des bottes ; tu mettras tes sandales quand il y aura du soleil », ou encore « Pense à ton livre de maths, pense à travailler, à … ». Cela leur demanda des efforts mais désormais, Nono et toute la famille purent vivre en harmonie.

 Moralité : Selon des psychanalystes, l’inconscient ignore les négations et va vers ce qu’on lui montre. Un petit test que vous pouvez faire : à quoi pensez-vous quand je vous demande : « Ne pensez pas à une voiture blanche ! » ?

 Aux rires de Victor mon petit-fils de six ans, ce conte a certainement quelque chose de vrai qui a fait écho chez lui. Je le lui ai raconté en interactivité avec un seul enfant : il lui a donné un nom et plus d’exemples d’ordres négatifs qui ont créé des situations très cocasses. Un vrai moment de détente !

Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 09:51 dans la rubrique "Contes".
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Vendredi (01/06/12)
L’oie rêveuse

Dans une ferme isolée vivait une oie choyée par ses maîtres. Ils l'avaient appelée « Majolie » et lui donnaient tout ce qu'ils pouvaient pour la rendre heureuse. Pourtant, au fur et à mesure qu'elle grandissait, elle devenait de plus en plus rêveuse. Depuis qu’elle avait entendu ses sœurs, les oies migratrices, parler de voyages, d’océans, de rencontres, de terres inconnues, Majolie s’était mise à rêver de liberté.  A chacun de leur passage, au printemps puis à l’automne, les mots entendus : fendre l'air, chercher un compagnon, construire un nid, la faisaient rêver ; il y avait aussi dangers, tempêtes, pylônes électriques... mais les oies avaient l'air si heureuses de voyager ensemble quand elles passaient au-dessus de la ferme…

Un jour d’avril, deux oies firent halte dans le pré. Majolie accourut aussitôt, le cœur battant, intriguée de ce qu'elle observait. L'une des oies se penchait sur l'autre pour lui soigner une aile abîmée. Majolie s'approcha et leur demanda : « Comment faites-vous pour voler? Je rêve de partir avec vous. » L'oie-soigneuse la regarda et lui demanda de soulever ses ailes pour les inspecter. - Evidemment que tu ne peux pas voler, lui dit-elle, tes maîtres, comme beaucoup d’humains, ont coupé tes ligaments pour que tu restes toujours auprès d'eux ! - Alors, je ne pourrai jamais voler, dit Majolie en fondant en larmes. L'oie-soigneuse la consola : « Il y a une solution ; ce sera long et il te faudra beaucoup de patience et de courage. Si tu es décidée à partir, je peux réparer les ligaments de tes ailes. » Sitôt dit, sitôt fait. A la nuit, l'oie-soigneuse commença l'opération. Elle désinfecta, coupa, relia les bouts des ligaments, les recousit, les enduit de crème et enfin posa un discret pansement. Enfin, elle lui dit : « Voilà, maintenant tu vas te reposer pendant un bon mois, en bougeant le moins possible ; puis tu enlèveras le pansement et tu commenceras ta rééducation, mais discrètement, la nuit par exemple. D'abord quelques battements d'ailes, doucement et très régulièrement, puis pendant tout l'été, tu t'entraîneras un peu plus, et quand nous repasserons à l'automne, tu pourras repartir avec nous. »

C'est ainsi que par une lumineuse journée aux couleurs flamboyantes, Majolie prit son envol. Elle jeta un dernier regard sur la ferme et fut accueillie par les cris de joie de ses sœurs, les oies migratrices, qui décidèrent que désormais, elle s'appellerait tout simplement « Jolie ». A l'automne suivant, Jolie fit une courte halte à la ferme. Ses anciens maîtres furent ravis de la savoir en bonne santé et de découvrir combien elle était heureuse avec ses amis, son compagnon et leurs deux enfants.

Moralité : « On aime ses enfants pour qu’ils partent » dit Claude Halmos, psychanalyste, qui ajoute « on aime son conjoint pour qu’il reste. »

Poème : « Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie…. » Khalil Gilbran dans « Le Prophète »

Quelques parents ont inconsciemment tendance à «  couper les ailes » à leurs enfants ; mais la plupart ont le souci de leur apprendre à « voler de leurs propres ailes » grâce à des repères stables et à un apprentissage de l’autonomie et de la liberté.

Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 09:53 dans la rubrique "Contes".
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