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Tel : 06 19 26 61 07

Siège : 812 Chemin de La Ciotat 83150 BANDOL

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Association pour promouvoir la PAIX
Samedi (13/11/21)
Conte du poisson poulpe
Il était une fois un poisson qui avait du mal à vivre dans son banc. De fait, sous prétexte qu'il s'en voulait d'avoir fait de mauvais choix dans sa vie, il ne se plaisait nulle part. Aucun lieu n'avait le charme de celui qu'il avait quitté pour se rapprocher de ses enfants. Du coup, il avait déjà déménagé plusieurs fois. Cette fois-ci, il résidait au creux d'un merveilleux lagon où tout le monde vivait en harmonie dans une symphonie de couleurs pastel. Mais, régulièrement, ses ressentiments se déversaient sur les autres poissons sous forme d'encre de poulpe alors même qu'il n'était point en danger. Évidemment, ceci n'eut que pour conséquence de lui attirer de l'antipathie, de le faire surnommer "poisson-poulpe" et de l’isoler. Heureusement, une belle Etoile de mer, bien que perturbée par ces nuages noirs qui lui cachaient la lumière du soleil, se mit à lui parler, et surtout à lui faire exprimer, non pas ce qu'il reprochait indûment aux autres ou à son environnement, mais ce qu'il se reprochait à lui-même. Cette soudaine relation bienveillante lui permit de sortir lentement de sa victime-attitude. Peu à peu, ses jets d'encre noire s'espacèrent, puis s'arrêtèrent quand il se mit à apprécier son merveilleux environnement et ses voisins, ainsi que tous les bonheurs possibles du fait de se sentir en paix avec lui-même. Ssa 06/21
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 10:32 dans la rubrique "Contes".
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Vendredi (14/05/21)
conte des Gouttes d'Eau
--> conte, citations, à vos plumes (ou clavier)
Conte des gouttes d'eau. Il était une fois une grande révolution chez les gouttes d'eau. Elles se disputaient pour savoir lesquelles étaient les plus importantes sur la planète. Il y en avait partout : dans les mers, les océans, les lacs, les étangs, les puits, les ruisseaux, les torrents, les rivières. Il en tombait sous forme de rosée, de pluie, de neige, parfois de grêle ou de brouillard. Toutes avaient leur utilité, et la fée, chargée de trancher la question, finit par partir chez les humains pour réfléchir. Elle fut d'abord très étonnée par le gaspillage et la pollution qu'elle découvrit : quel gâchis ! Puis, elle observa les robinets qui distribuaient cette eau potable si utile. Elle fut amusée de découvrir toute l'eau mise en bouteilles qui prenaient tant de place dans les supermarchés. Elle approuva ceux qui recueillaient l'eau de pluie pour arroser leur jardin. Elle constata l'utilité des mers et des océans pour la navigation, la pêche, la beauté des reflets du soleil... Mais, toujours difficile de définir quelles gouttes étaient les plus importantes jusqu'au jour où elle entendit quelqu'un pleurer. Elle s'approcha et vit un homme en larmes devant la photo d'une femme. – « Elle a été enterrée il y a six mois. » - « et vous pleurez encore ? » - « oui, presque tous les jours. Quand ça vient, je prends le temps de pleurer une vingtaine de minutes, seul dans ma chambre, car pour les autres, dehors, je suis un costaud. Mais pleurer n'est absolument pas de la faiblesse ! Au contraire : après avoir enterré ma première femme, pleurer m’a permis d’exprimer mes émotions, y compris de colère contre cette réalité insoutenable. C’est vrai que j’ai vécu un choc immense à son décès, que je refusais d’y croire, mais j’ai fini par accepter de pleurer et de parler. J’ai mis beaucoup de temps, et je me suis alors rendu compte que ces larmes ont arrosé l'arbre de l'adaptation. Elles m’ont permis de reprendre ma vie en main, de refuser de rester dans la victimisation. Aujourd'hui, elles vont m'apprendre à vivre autrement même s’il me restera toujours une indicible blessure ; elle me manque terriblement, mais elle est fière que je reprenne le dessus. Arroser cet arbre permet de lui faire correctement prendre racine pour être un bon tuteur. Les larmes s'espaceront et se tariront quand elles auront fini leur travail ». La fée, touchée par la profondeur et la sérénité de cet homme, repartit faire une grande déclaration : « chaque goutte d'eau est infiniment précieuse. Vous êtes toutes, absolument toutes, indispensables pour chaque vivant. Une mention spéciale cependant, doit être accordée à ces gouttes d'eau pleurées par les humains quand ils ont du chagrin, quand ils souffrent, et même quand ils pleurent de joie. C'est leur corps qui parle quand l'émotion est trop forte. Alors, bravo à toutes! » SSa 11/2020
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 10:30 dans la rubrique "Contes".
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conte COFFRE DE CRISTAL
--> R28
Conte Le coffre de cristal. Il était une fois un pays paralysé par la peur. On avait même oublié comment avait commencé cette situation… Les adultes avaient peur de tout : de la pollution, de la maladie, et donc des gens qui potentiellement pouvaient la leur transmettre y compris les membres de leur famille, peur de la police qui devait faire respecter des lois qui tuaient toute envie de convivialité ou de simple amitié, peur des accidents, de la violence qui sévissait dans les quartiers, les écoles, en entreprise et même au sein des familles. Cette situation était un drame pour tous en particulier les aînés, les enfants et les jeunes qui, privés de toute liberté et de tout lien relationnel, étaient nombreux à se suicider. Cependant, ici et là, se trouvaient des résistants à cette ambiance, des êtres devenus de petites lumières car ils pratiquaient la pensée positive. Par Internet, avec des messages codés, ils s'entraînaient et se soutenaient pour garder leur liberté intérieure. Ils s'activaient afin de trouver un moyen de libérer en douceur la population. La mise en commun de leurs recherches donnait des pistes mais encore rien de probant jusqu'au jour où quelqu'un repensa à la sorcière enfermée dans sa cabane au fond d'une forêt. Tout le monde avait oublié son existence et le pourquoi de sa réclusion. Bien qu'on se posât la question de savoir si elle vivait toujours, trois personnes partirent discrètement à sa recherche. Un long périple empli de dangers, déceptions, demi-tours, ruses pour éviter les deux gardes toujours en faction, se termina une nuit derrière la cabane. Profitant de l'obscurité, la sorcière avait l'habitude de sortir par l'arrière et de se promener discrètement pour ramasser quelques herbes médicinales. C'est au retour de cette sortie qu'elle trouva le trio dans le jardin. Heureuse de cette bonne surprise, toute excitée de cette visite qu'elle n'osait plus espérer, elle les fit entrer et referma doucement la porte. Rapidement, les visiteurs lui exposèrent le but de leur venue : trouver le moyen de libérer la population de cette peur paralysante qui donnait tout pouvoir à des dirigeants peu scrupuleux. Un éclat de rire montrant quelques dents encore en place, fut vite étouffé de crainte de réveiller les gardes. Interloqués, les yeux grands ouverts, les compagnons virent la sorcière s'asseoir devant le feu. Elle scrutait leur regard puis, se mit à parler : " jeunes gens, vous ignorez sans doute le motif de ma détention... Quand vous saurez ce que je vais vous dire, vous aurez appris le moyen de libérer les autres de la peur, mais vous risquerez votre liberté. Vous sentez-vous aptes à prendre ce risque? .... De toute façon, déjà si on vous voit avec moi, c'est foutu pour vous.... Donc, écoutez bien, voici le coffre de cristal." Les visiteurs ne virent rien du tout et la regardèrent d'un air étonné. Elle leur demanda alors s'ils avaient de la mémoire. " Comprenez bien : vous allez repartir avec l'outil extraordinaire que vous recherchez. Il faut que vous le testiez pour le comprendre, et ainsi, vous l'apprendrez par cœur. Il ne se transmet que oralement. Rien d'écrit : ni dessin, ni texte. Ainsi, vous pourrez le diffuser à ceux qui en ont besoin et, muets comme des tombes, ne jamais le révéler si vous êtes interrogés par la police." Commença alors leur enseignement : d'abord la théorie, puis l’image du don des " Fées ", puis la respiration et les gestes, et enfin, la mise en œuvre. Avant le lever du jour, la porte de derrière s'ouvrit silencieusement. Avec la promesse de revenir délivrer la sorcière, les amis quittèrent la cabane et prirent le chemin du retour. Le trajet leur parut beaucoup plus court et les retrouvailles furent heureuses. Très rapidement, ils mirent au point un programme discret de diffusion de la technique du coffre de cristal. Toujours avec des messages codés, ils réussirent à organiser des rencontres discrètes dans des parcs, jardins, forêts, plages, musées, et aussi des visites à domicile pour informer un nombre de plus en plus grand de personnes. La bonne nouvelle se diffusa à grande vitesse dans tout le pays et même au-delà des frontières. Rapidement, grâce à l'utilisation du coffre de cristal, tous développèrent la confiance et, furent non seulement délivrés de la maladie "peur", mais aussi des autres pensées négatives comme la colère, la tristesse, le trac, la lassitude, l’impuissance, ... De nombreuses lumières se mirent à briller et se communiquèrent de manière exponentielle au point que les dirigeants furent renversés par une révolution pacifique. Une nouvelle ère commença dans le pays où se développèrent de grandes fêtes dans la convivialité, la joie, la sérénité, l’amour.
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 10:08 dans la rubrique "Contes".
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Vendredi (20/11/20)
CONTE des deux malades
--> rendre heureux
Conte des deux malades. Deux hommes gravement malades occupaient la même chambre d’hôpital.
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 10:08 dans la rubrique "Contes".
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Dimanche (19/04/20)
CONTE des PARAKADOS
Conte des Parakados.
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 21:14 dans la rubrique "Contes".
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Samedi (04/04/20)
conte
--> février 2020
Conte des aimants blancs. Sur la planète bleue, tous les habitants naissent avec un aimant blanc pour attirer les forces créatrices de tout bien. Tous vivent dans l'abondance, l'amour, la paix. Chacun est heureux de ce qu’il a et accepte les règles de vie en société.
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 18:40 dans la rubrique "Contes".
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conte
--> dec 2019
Histoire de la bonne file. Il était une fois, un très grand magasin connu pour sa perpétuelle affluence tant l'on pouvait y trouver une multitude d'objets pratiques pour la maison. L'inconvénient, c'est qu'il y avait toujours plus ou moins d'attente aux caisses malgré leur grand nombre en plus des caisses automatiques. C'est ainsi qu'un jour, deux dames se retrouvent l'une derrière l'autre dans une file bloquée par un article mal étiqueté malgré la vigilance du personnel. S'engage alors un drôle de dialogue entre ces deux malchanceuses. La première dit sur le ton amusé d'un constat : - « de toute façon, je ne prends jamais la bonne file ! », ce à quoi l'autre lui répond avec amertume : - « pour moi, c'est toujours pareil ! De toute façon, je n'ai jamais de chance ! » S'ensuit l'énumération des aléas vécus qui lui font se sentir être née sous une mauvaise étoile : des parents divorcés, un déménagement, une jambe cassée, un échec dans ses études, un revers financier, un amoureux disparu, .... Bref, elle se sent programmée pour le malheur, pour toujours laisser la chance aux autres. La première dame l'écoute attentivement un bon moment, puis, lui dit avec une grande douceur : - « vous en avez vraiment beaucoup bavé… ; … et ce depuis longtemps.... comme beaucoup d'entre nous..... Mais vous allez voir, la chance arrive pour vous! » Regard étonné de la dame ??.... – « Vous savez pourquoi ?… Parce que dans la situation présente, au lieu de ruminer ou de vous énerver, vous êtes capable de parler, de sortir de vous-même. » - "Ah ?… Ah bon ??…" L'échange se poursuit encore sur quelques autres sujets quand enfin, la caisse se débloque. La première dame finit son paiement, puis, avec un grand sourire, s'adresse à la deuxième : « finalement, j'étais bien dans la bonne file car ce fut une chance et un plaisir d'échanger avec vous. Merci. »
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 18:35 dans la rubrique "Contes".
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Jeudi (27/06/19)
RENCONTRE N°21
--> Histoire en Mercantour
Histoire en Mercantour. Dans le parc national du Mercantour, véritable cathédrale de nature où la faune et la flore sont les déesses, les humains sont soumis à de nombreuses restrictions dont l’interdiction de cueillir des fleurs, de ramasser des fruits ou des champignons afin de les laisser aux animaux, de camper, de polluer cette belle nature vierge baignée par le soleil méditerranéen. Plusieurs gardes assermentés sont chargés de faire respecter la réglementation et au besoin, de verbaliser les contrevenants.
C'est ainsi qu'un beau jour du mois d'août, Adrien fut intrigué par ce qu'il voyait au loin dans ses jumelles. Un bipède, muni d'un sac à dos et d'une sorte de canne, se baissait régulièrement pour ramasser quelque chose. Piqué à vif dans sa conscience professionnelle, il prévint son collègue et partit prendre le sentier du lac de Vens afin de cueillir ce ou cette contrevenant(e). Malgré son bon entraînement, il lui fallut, le cœur battant, plus d’une bonne heure de marche pour rejoindre une dame aux cheveux blancs accompagnée de son mari. Après s'être présenté, il lui demanda d'ouvrir le sac en plastique accroché à sa ceinture. Posant sa "canne" (qui n'était autre qu'une longue pince pour éviter de se baisser), elle lui montra le contenu de son sac déjà bien rempli. Quel choc pour Adrien ! Ce sac contenait des détritus "oubliés" par des randonneurs : mouchoirs en papier, lingettes, papiers de bonbon ou autres confiseries !!!! Adrien, surpris et stupéfait, s'écria : "oh, pardon madame ! C'est incroyable ce que vous faites ! Mais, n'êtes-vous point découragée parfois?" Elle lui répondit avec un large sourire : - "vous savez, j'ai toujours rêvé de faire des choses extraordinaires dans ma vie ! Alors, même s'il faudra recommencer prochainement, au moins aujourd’hui, certains profiteront de toute cette merveilleuse beauté naturelle, et d'autres auront peut-être quelques scrupules à la polluer… Et moi, en attendant, je me sens importante, utile, heureuse et en harmonie avec l'univers."

Moralité. Quelqu’un a dit que, si chaque habitant de Paris faisait une demie heure de ménage autour de chez lui, ce serait la ville la plus propre du monde ! Ainsi, nous pouvons tous faire en silence un petit quelque chose d’extraordinaire tant pour la propreté que pour la paix.
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 19:39 dans la rubrique "Contes".
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RENCONTRE N°20
--> La cagoule : une histoire vraie
Mot de la Présidente. J'ai souhaité relater cette violence vécue par des amis (avec leur accord et leurs noms changés) tant elle est proche des nombreuses histoires que j’ai écoutées de victimes reçues. A chaque fois, c'est l'identité qui est profondément blessée. La violence bouleverse, altère le fonctionnement cérébral qu’il faut soigner (voir sur Internet les conférences de Cyrulnik sur le traumatisme). Mais, en même temps, la frustration de nos besoins d'exister et d'être reconnu génère en nous une extraordinaire force, force à utiliser pour se reconstruire en tant qu’être humain au lieu de la laisser se retourner contre soi quand elle entraîne dépression, maladies, agressivités, victimisation, …
A bientôt ! Sylvie


(avant de lire ce récit, se mettre un écran vert de protection contre la violence relatée - un bout de papier, un foulard, ...)

La cagoule.

Au milieu d'un joli parc, le cottage de Léa et Paul est un havre de paix où ils coulent modestement les jours heureux de leur retraite. Leurs nombreux amis apprécient leur accueil, les bons petits plats de Léa et la compagnie de Paul. Souvent bien remplie, la maison est animée de musique et Léa depuis quelques temps, réalise de jolies peintures des fleurs et des arbres du jardin tandis que Paul a toujours quelque chose à trouver sur Internet pour ses recherches généalogiques.
Un soir d'automne, après une agréable journée, à partir de 20 heures, du bruit provient de la toiture. La tempête qui s'est levée est malheureusement accusée ; chacun reste plongé dans sa lecture. Plus d’une heure plus tard, Paul entend gratter à la porte : sans doute, Zonzon leur chat qui veut se mettre au chaud... Paul ouvre.
Catastrophe ! Trois hommes cagoulés, un grand et deux plus petits, forcent le passage. Violemment mis à terre, Paul est roué de coups par les deux petits tandis que le grand se jette sur Léa. Celle-ci hurle, se débat et tente en même temps de lui retirer sa cagoule pour voir son visage. Évidemment, cela n'a pour effet que d'augmenter la pression de la main gantée du cambrioleur sur son visage qui n'en sera que plus tuméfié. Quels instants de pure panique face à cette agression!!! Ensuite, tous deux sont bâillonnés et ligotés, chacun à une chaise tandis que les cambrioleurs, armés de leurs couteaux, fracassent les tiroirs, les vident, cherchent, cherchent tout ce qui peut avoir de la valeur pour eux.
Après une mise à sac en règle de la maison durant bien plus d'une heure, dégoûtés de n'avoir trouvé que dix euros dans le porte-monnaie de Léa et vingt dans celui de Paul en plus des bijoux de Léa, les voleurs cagoulés, fracassent tous les écrans : téléphones, ordinateurs, tablettes et coupent les fils électriques. Le trio se retire en abandonnant dans l'obscurité le couple toujours lié sur leurs chaises.
Au bout d'un moment, Léa réussit à défaire ses liens, puis ceux de Paul. Douloureusement, ils vont se réfugier chez la voisine qui appelle la police et les pompiers pour leurs blessures. Après une nuit d'hôpital, Léa et Paul rentrent chez eux ; elle a le visage très enflé et tuméfié et lui, deux côtes cassées, l'épaule arrachée et des bleus partout, partout.
Depuis dix jours, ça rumine dans la tête de Léa. Elle parle beaucoup avec ses nombreux amis pour raconter l'agression, le cambriolage et évacuer les sentiments négatifs. À chaque fois, elle se reproche son geste qui lui a valu de telles marques au visage. Et régulièrement, quand elle passe devant un miroir, celui-ci lui renvoie cette question et sa culpabilité : "je n'aurais pas dû chercher à lui retirer sa cagoule!"
Quelques jours plus tard, au téléphone, une amie à qui elle raconte cette sombre soirée et son remord, lui dit : " non, ce n'était pas ridicule de vouloir lui ôter sa cagoule ! Ce visage caché était devant toi un miroir dans lequel il t'était impossible de te reconnaître humaine!
La force qui a jailli en toi pour ce geste désespéré,
geste qui t'a valu plus de violence, cherchait à te montrer que tu existes bien face à un autre être humain, même cagoulé."

*******
Pour Léa, finalement, ce besoin d'exister face à son agresseur me rappelle cette demande si particulière d'Alice : alors qu'elle vient d’être poignardée à plusieurs reprises par un camarade du collège, juste avant d'expirer, elle demande au passant qui l'a ramassée de lui sourire... Oui ! La violence détruit notre identité d'ETRE HUMAIN ; la reconstruction et la reconnaissance se font par la relation bienveillante avec une ou d'autres personnes.
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 19:37 dans la rubrique "Contes".
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Vendredi (01/03/19)
Conte du chevalier Arnok.
--> R19 février 2019
Conte du chevalier Arnok.

Il était une fois un cruel chevalier qui voulait être roi. Pour y parvenir, Arnok, sans aucun scrupule, entrait dans un royaume, tuait le roi, la reine et leurs enfants, et s'installait dans leur château. Mais, comme il maltraitait aussi tous les habitants, personne ne voulait être à son service. Alors, il piquait de grosses colères, menaçait les pauvres gens qui finissaient par s'enfuir en abandonnant tout ce qu'ils possédaient. Quand Arnok se retrouvait ensuite seul dans le royaume, il le quittait pour en trouver un autre.

C'est ainsi qu'il arriva au bout du pays dans le royaume de Sérénité. Il rusa pour entrer dans le château, décapita le roi et la reine. Mais, en levant son épée sur leur unique fils Daniel, il fut subjugué par la douceur de son visage rose, encadré de boucles noires, et par ses deux yeux mystérieux ouvrant sur un infini de bonté. Ces yeux, malgré leur chagrin, ne manifestaient aucune colère ni aucune peur. Arnok décida alors de garder Daniel prisonnier dans le donjon.

Pour occuper ses journées, Daniel chantait de sa douce voix, de jolies mélodies. Celles-ci emplissaient tout le château de vibrations cristallines si pures qu'elles pénétraient le cœur de leurs auditeurs.

Un jour, la Princesse Eugénie, en voyage dans la région, apprit la captivité de Daniel et la beauté de ses chants. Rassemblant tout son courage, elle entreprit d'aller le libérer. Elle se présenta vaillamment devant Arnok. Celui-ci, déjà transformé et attendri par la musique de Daniel, accepta l'entrevue. En voyant la douceur et la profondeur de la rencontre, Arnok comprit que sa méchanceté avait, durant des années, caché sa gentillesse ; il en fit une crise cardiaque.

En mourant, son corps libéra la douce colombe retenue depuis trop longtemps ... Désormais, celle-ci vole dans le ciel serein du royaume et protège l'amour de Daniel et Eugénie. SSa

Moralité : à vous de la trouver ??????? Merci
Ecrit par Les Membres du Conseil d'Administration , a 16:44 dans la rubrique "Contes".
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